Le marae Taputapuatea

Aujourd’hui, nous avons décidé de faire le tour de l’île de Raiatea en voiture (environ 90km). Nous rencontrons des paysages magnifiques, montagnes, lagons, petites vallées, petites rivières, tout cela dans un foisonnement de végétation impressionnant. De l’autre côté de l’île, nous atteignons le marae Taputapuatea (à prononcer d’un trait sans respirer…).

Un marae c’est en fait une plateforme faite de pierres et de coraux, sur laquelle se déroulaient d’anciens rites polynésiens (cultuels, sociaux, politiques, …). On en trouve un peu partout en Polynésie; certaines de ces plateformes sont faites de pierres et de coraux bien agencés (comme ici), d’autres ressemblent plus à un gros amas de cailloux désordonnés. Ces sites ne sont pas toujours faciles à visiter car les structures que l’on regarde ne sautent pas aux yeux (on est trèèèèès loin des temples khmers en Thaïlande ou au Cambodge par exemple)…

Mais on ne se décourage pas pour autant, et nous partons en balade sur le site.

Nous sommes bien contents de trouver des panneaux explicatifs. Ils ne nous apprennent pas à lire les vestiges qui sont devant nous, mais nous expliquent beaucoup de choses sur les marae en général, ce qu’on y trouve, ce qu’on y fait, etc.

Le marae Taputapuatea est considéré comme le plus important de Polynésie. En effet, son rayonnement était large, dans tout le triangle polynésien (Hawai, Nouvelle-Zélande, Ile de Pâques). On y venait de partout pour célébrer les dieux et introniser les nouveaux rois. On y faisait aussi des sacrifices humains.

Le site est juste au bord de la mer, et il fait très très chaud et humide. Tout le monde ne rêve que d’aller faire un gros plouf!

Mais avec une archéologue sur le terrain, pas question de passer à côté de la compréhension des vestiges! On regarde les autels: ce sont de grandes structures quadrangulaires faites de dalles dressées. Fait intéressant, on y trouve encore aujourd’hui des offrandes! Des colliers de fleurs, des coquillages, des petits objets en bois sont encore déposés de nos jours.

Petite pause pique-nique à l’ombre d’un énoooorme arbre, directement sur l’une des plateformes en pierres.

On rencontre même un petit tiki: une statuette aux formes humaines stylisées à laquelle les Polynésiens attribuent un rôle protecteur.

On pose aussi devant un gigantesque arbre à pain couvert de fruits: les fameux « uru » que nous avons découverts en Polynésie et que nous mangeons si souvent tellement c’est bon. Cela ressemble à un gros melon, mais la texture et le goût sont plus proches de la pomme de terre. Et c’est un féculent hyper bourratif! Avec un seul uru, on accompagne deux repas pour nous cinq! Miam miam!

Une fois la balade terminée, on file à l’eau! On trouve un ponton, et on joue à notre jeu préféré: celui qui arrive à pousser tous les autres a gagné!

Et cette fois-là, c’est Arno le vainqueur!

Nous repartons sur la route pour boucler notre tour de l’île, et nous nous arrêtons devant la maison de nos amis Alex et Nath. En effet Nath nous avait envoyé un message pour nous dire que nous avions reçu du courrier chez elle. Du courrier??????!!!!! Ca fait trop bizarre de voir nos noms sur une enveloppe après huit mois de voyage! Et surtout ça fait bizarre de penser que l’enveloppe est arrivée depuis la Suisse jusqu’à nous! Les enfants sont trop heu-reux! C’est une amie qui nous a envoyé des cartes postales de Sierre, des bonbons, des dessins d’enfants et des signatures de quelques copains d’école (un immense merci à Laura et famille!). C’est l’allégresse générale!

Un commentaire

  1. Super, ça nous donne vraiment des envies des vacances.
    Anne pas de regrets tu pourras toujours retourner chez les Khmers dans quelques temps….

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